LE BIEN-ÊTRE A AUSSI UNE HISTOIRE

Sommaire :

I. Hydrothérapie

1. Origines et Bienfaits

  • Origines:

Certains peuples de l’Antiquité d’Europe Occidentale pensaient qu’il existe une certaine influence de l’eau froide et de l’eau chaude sur l’organisme humain, qui permettrait de fortifier la résistance musculaire et la santé. Les THERMES ROMAINS, étaient des lieux de santé, d’étude et de socialisation. Il est difficile d’attribuer un réel fondateur à L’HYDROTHERAPIE. Le nom traditionnellement associé à L’HYDROTHERAPIE est celui de l’abbé Kneipp. L’histoire raconte que lycéen, Sebastian Kneipp contracta la tuberculose et fut condamné par son médecin traitant. C’est le livre de Johann Sigmund Hahn en pleine période de renouveau hygiéniste, qui lui redonna l’espoir ainsi que la santé en prenant des bains de rivière en plein hiver.

  • Bienfaits:

La peau contient d’innombrables terminaisons nerveuses. Celles-ci transmettent entre autres au cerveau les indications du chaud et du froid. Le cerveau joue ensuite un rôle de thermorégulateur pour maintenir la température constante du corps à 37 °C. Sur la peau, l’eau froide ou chaude provoque une irritation (confusion rougeur liée à l’afflux de sang et irritation en tant que réaction immunitaire).
L’irritation froide rétrécit les vaisseaux capillaires. Du sang chaud est alors expédié de l’intérieur et provoque un réchauffement plus intense qui suit le refroidissement passager de la peau traité et de ses alentours.
Lors d’une irritation chaude, les pores et les canaux sanguins de la peau se relâchent, davantage de sang y circule et excite le système de refroidissement. Cela provoque la transpiration (ceci est très confus car les conséquences se confondent avec les causes).
L’essentiel des revendications de l’hydrothérapie revendiquent le caractère curatif « divin » de l’eau.

  • Les différents équipements et soins – Par la vapeurs, par des produits de l’eau ou contenant de l’eau (boue, algues …)  par les bains (balnéothérapie) :

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2. Cas particuliers des soins par la vapeurs :  Hammam et Sauna :

  • Hammam:

Le HAMMAM est une tradition datant des THERMES ROMAINS. Les Turcs s’en sont ensuite inspirés avec le « BAIN TURC » ou « BAIN MAURE », puis les pays arabes l’ont progressivement adopté car il répondait aux exigences de purification et d’ablutions imposées aux musulmans avant les prières rituelles. Au Maghreb, le HAMMAM est un phénomène social et toutes les catégories de la société fréquentent ce lieu public. Il se compose souvent de trois ou quatre chambres, la première à température ambiante, la deuxième un peu plus chaude, et ainsi de suite. Dans le HAMMAM les pores se dilatent sous l’effet de la chaleur, ce qui permet un nettoyage en profondeur. En France, le HAMMAM est introduit plus récemment, il ne se compose généralement que d’une seule salle, et la température varie entre 5° et 50°ou bien entre 40° et 50°. Le HAMAMM traditionnel romain comportait :
– le frigidarium (pièce tempérée à 20°) salle de repos, relaxation, thés à consommer
– le tepidarium (pièce tiède à 32°) salle de soins : massage…
– le caldarium (petite pièce chaude à 42/48°).

  • Sauna :

Le SAUNA est une petite cabane de bois ou une pièce dans laquelle on prend un bain de chaleur sèche, pouvant varier de 70 °C à 100 °C, pour le bien-être. La pratique du SAUNA est une tradition sociale et familiale qui semble exister depuis plus de 2 000 ans dans les pays nordiques, notamment en Finlande. Les CABANNES DE SUDATION étaient connues des hommes préhistoriques des régions tempérées et froides de l’hémisphère nord.
En restent pour témoins les peuplades de Sibérie et les tribus amérindiennes des actuels États-Unis et Canada dont beaucoup utilisaient des HUTTES DE TRANSPIRATION lors de l’arrivée des Européens. C’étaient des édifices en branchage dans lesquels on roulait des pierres chauffées dans un feu de bois. Le malade ou le guerrier voulant se purifier s’isolait dans ce local sommaire que des comparses fermaient hermétiquement. Dans un premier temps les HUTTES DE TRANSPIRATION ont été améliorées en SAUNA enterré puis, avec la maîtrise du travail du bois, les CAHUTTES devinrent maisonnettes en bois empilé à la manière des fustes dans une bonne partie de l’Europe. Ce sont les saunas à fumée, que l’on appelait étuves en France. Au XIVe siècle, l’Église catholique d’Europe centrale et occidentale, luttant contre la nudité et la promiscuité, mit toute son énergie à éradiquer, en interdisant leur pratique et en fermant les établissements la permettant, la pratique de l’étuve et des bains publics (alors en plein essor au XIIIe siècle). Une des raisons invoquées pour bannir les saunas fut, comme pour les bains, de décréter que la pratique du SAUNA était responsable de nombreuses maladies courantes à l’époque comme la peste qui se répandait pensait-on par les pores dilatés qui absorbaient les miasmes, ce qui engendra par la suite la culture de la toilette dite sèche. Une autre raison invoquée fut que ces bains et saunas étaient assimilés à des lieux de débauche, parfois de façon justifiée même si cette débauche n’empêchait pas l’hygiène corporelle.
Cette pratique survécut en Russie et dans les pays nordiques, plus tardivement christianisés, où les Églises orthodoxes et luthériennes surent en percevoir les bienfaits hygiéniques pour les populations. Les traditions populaires russes associent le « Bannik » aux maisonnettes de bains : Il s’agit d’un petit esprit domestique, parfois farceur, parfois cruel, qui hante ce lieu appelé « bania ».
La Suède et la Finlande ont élevé au plus haut point la technique du bain de vapeur sèche. Au début du XXe siècle, les athlètes finlandais aux Jeux olympiques puis les soldats de la guerre d’Hiver ont fait connaître au monde entier le SAUNA et ont associé ses qualités à leurs exploits.

II. Balnéothérapie

1. Définition :

La BALNEOTHERAPIE désigne l’ensemble des soins effectués par des bains. Il s’agit principalement de bain d’eau douce, d’eau de mer, de boue ou d’algue. Par extension, le terme peut s’appliquer aux bains solaires ou aux rayons ultraviolets ou infrarouges.

2. L’invention des frères jacuzzi : Les bains et baignoires hydromassante :

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3. Spa :

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4. Baignoires Balnéo :

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5. Bains Nordique :

Le BAIN NORDIQUE vient des pays scandinaves ou l’activité est pratiquée en raison des températures extrêmes, il a été inventé par les finlandais qui étaient désireux de pouvoir prendre un bain d’eau chaude en intérieure mais leurs habitations n’étaient pas assez spacieuses et inadaptées pour la pratique. C’est ainsi qu’ils eurent l’idée d’installer des cylindres de bois remplie d’eau bouillonnante à l’extérieure. Le bain nordique c’est de l’eau à 39° chauffée au bois dans un poêle immergé. Un bain chaud, du plaisir, du bien-être.

6. Bains Japonais Onsen :

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III. Thalassothérapie

  • Origines :

Le mot « THALASSOTHERAPIE » a été créé en 1869 par le Docteur de La Bonnardière qui a associé deux vocables grecs : Thalassa et Thérapie pour définir une thérapeutique qui met à profit l’ensemble des propriétés du milieu marin au service de la santé.

La THALASSOTHERAPIE est héritière de la redécouverte depuis le XVIIIe siècle des rapports mer et santé. Dans l’antiquité, ces rapports bienfaisants avaient déjà été perçus par les Egyptiens, les Grecs et les Romains qui avaient inventé les bains de boues marines. Après la longue éclipse du Moyen-âge, c’est au XVIIe siècle, et surtout au XVIIIe siècle que les anglais redécouvrent les vertus des bains de mer.
Le littoral français découvre, à partir de 1820, importé d’Angleterre, l’engouement médical pour l’eau de mer. Les premiers établissements de bains de mer chauds sont construits à Dieppe en 1822, La Rochelle en 1827 et Cherbourg en 1829 ; suivent Sète, Trouville, Biarritz etc. En 1835, l’Académie de Médecine assimile l’eau de mer aux EAUX THERMALES.

En 1899, le Docteur Louis Bagot fonde à Roscoff l’Institut Marin « Roch Kroum » où, pour la première fois, on met en œuvre le traitement des rhumatismes dans de l’eau de mer chauffée et, en 1904, René Quinton pose les bases scientifiques de la thérapie par l’eau de mer.

  • Thalasso Moderne :

La THALASSOTHERAPIE moderne naît dans la seconde moitié du XXe siècle. La première génération des établissements de soins par l’eau de mer fut celle des centres de rééducation fonctionnelle, médicalisés, créés avant 1960 sur le modèle du Docteur louis Bagot.
La deuxième génération est celle des Instituts de THALASSOTHERAPIE, moins médicalisés que les premiers, mais souvent créés sous le patronage de sportifs, tel Louison Bobet.
La troisième génération est constituée de centres souvent luxueux, mais encore moins médicalisés, centres de remise en forme et beauté, expression essentielle d’une médecine de confort.
Si, au début du siècle, on privilégiait les embruns iodés et la thérapeutique algale on préfère incontestablement aujourd’hui, associer les bienfaits de l’eau de mer à ceux du soleil.

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